ZINDZIWA OU LA LEGENDE DU VIEUX MONDE

Zindziwa  visuel

 

 

Ballet-théâtre Tout public à partir de 7 ans |
de Lucette Salibur édité chez « Les cahiers de l’Egaré » (France) mise en scène Lucette Salibur Chorégraphie Léna Blou Conseiller patrimonial Alain Légarès |
Création 2013 | Durée 1h30 |

Une croisée de chemins, là où tous les sortilèges opèrent, un gamin de 13 ans. Il a laissé son jumeau dans la matrice-mère. Il se sent projeté vers le néant, mais préfère rester accroché aux parois de son enfance, refusant la transhumance. Il ne comprend pas cette part de monde qui lui est donné en héritage.

Et voilà qu’arrive de partout et de nulle part, Zindziwa, Sorcière-accoucheuse-initiatrice-sœur-femme-mère. « Allez Gamin, traverse ne les écoute pas, ce n’est pas vrai qu’il est trop tard, que tout est verrouillé, traverse Gamin». Pour Gamin, c’est le temps de la deuxième naissance, de l’entrée dans le monde.

La première route qu’empreinte Gamin est encombrée : un motard, un chauffard, un fuyard. Il doit explorer d’autres chemins : il y rencontre l’histoire avec un grand H, à qui il arrache un chapitre, le choeur des arbres, Flop qui règne sur cette forêt, un paysan, un chien aux multiples têtes qui défend l’entrée du royaume de Belle sans conscience où un adolescent est retenu…

Ancrée dans l’imaginaire du conte antillais, « Zindziwa ou la légende du vieux monde » est à la fois récit de naissance, éducation sentimentale et prétexte à jouer, jouer à se faire peur, à se métamorphoser, à se déguiser, à se perdre, à mourir, à renaître.

Avec Florence Cassilde, Jacques Olivier Ensfelder, Robert Regina, Caroline Savard, Karen Therese | Création musicale Jeff Baillard | Création lumière Dominique Guesdon |Costumes Sylviane Gody | Accessoires Max Catayée

Presse :

« L’univers de “Zindziwa” est d’emblée résolument moderne, actuel, avec sa musique rude et dérangeante… Saluons dès à présent la chorégraphie inventive de Léna Blou et le travail des comédiens danseurs qui accompagnent le jeune héros androgyne de l’histoire dans le dédale de ses interrogations…

Sur le damier que créent alors les lumières toujours aussi sobres et précises de Dominique Guesdon, des choix possibles sont offerts à l’adolescent(e), les tentations aussi ou les invites grossières de notre “civilisation” technocratique et hurlante à une existence sans épaisseur, privée de sens. Sa  quête le promène dans des univers improbables, lui propose des rencontres surprenantes qui ne l’éclairent guère. Cette errance est-elle donc sans issue ? Non, mais, lui dit Zindziwa, c’est à lui de trouver sa voie, de ne pas se décourager, de ne pas désespérer, même s’il reçoit en héritage un monde abîmé, où la nature a été la première victime de la rapacité des hommes, où les solidarités élémentaires ont été remplacées par le cynisme du chacun pour soi…

Dans un genre difficile à renouveler, il faut saluer la réussite que représente “Zindziwa”, un conte utopique pour jeunes “indignés”. Un “Conte pour enfants pas sages”, comme l’aurait qualifié Jacques Prévert, qui s’y connaissait en  poésie et en liberté, et à qui “Zindziwa” serait allé droit au cœur. » Madinin’art

Production THEATRE DU FLAMBOYANT avec le soutien de la DAC Martinique et de la Région Martinique